La création d’une newsletter est un processus qui demande beaucoup d’attention, notamment pour ne pas tomber dans la boite d’indésirables, et aussi pour ne pas ternir votre image. Cette attention en vaut la peine, car une newsletter bien pensée peut vous apporter du trafic sur votre site web et des conversions.

newsletter spam comment ne pas etre indesirable

Une newsletter peut être considérée comme spam à plusieurs niveaux : par la loi, par le service de messagerie et par le destinataire. Bien connaître ces trois axes vous permet d’éviter de tomber dans le courrier indésirable, d’être mal vu ou d’être condamné à payer des amendes.

Le spam dans la loi suisse

Commençons par le côté légal, et donc par définir ce qu’est un spam. La loi sur la concurrence déloyale (art. 3, let. o, LCD) dit : le spam est l’envoi de publicité de masse n’ayant aucun lien direct avec une information demandée et omet de requérir préalablement le consentement des clients, de mentionner correctement l’émetteur ou de les informer de leur droit à s’y opposer gratuitement et facilement.

Trois éléments importants dans cet extrait :

  1. « Omet de requérir préalablement le consentement des clients » : ce qui signifie que les abonnés doivent s’inscrire volontairement à votre liste de diffusion.
  2. « Omet de mentionner correctement l’émetteur » : vous devez vous identifier clairement en tant qu’émetteur, avec une adresse email et un nom claires qui ne laissent pas de doute sur qui vous êtes.
  3. « Omet de les informer de leur droit à s’y opposer gratuitement et facilement » : dans la newsletter, il doit y avoir un lien ou une marche à suivre simple pour se désinscrire de la liste.

Les spammeurs risquent jusqu’à 3 ans de prison ou une amende pouvant atteindre 1’080’000 francs. De plus, les fournisseurs de services de télécommunication sont tenus de lutter contre les spams.

D’autres informations sur le spam sont disponibles sur le site de la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (MELANI) et de l’office fédéral de la communication, sur les spams, pourriels et pollupostage.

La newsletter spam du point de vue des services de messagerie  

Beaucoup de services de messagerie mettent en avant leur protection contre les spams et leur gestion des courriers indésirables. Les filtres à spam des services de messagerie sont variés, mais il y a quelques critères généraux: les messageries identifient automatiquement certains emails suspects dans la boite courriers indésirables, en détectant les virus, en recherchant des schémas répétitifs dans les messages et en analysant les caractéristiques des messages marqués comme spam.

Ces services identifient les spams selon de nombreux critères, et aussi grâce aux actions des utilisateurs :

  • Chaque destinataire peut signaler les emails considérés comme spams. Ces informations sont récoltées par les services et aident à améliorer la protection antispam. Les newsletters qui sont souvent signalées comme spam passeront ensuite automatiquement dans les spams, même chez d’autres personnes.
  • De même si les lecteurs continuent de recevoir des messages d’un expéditeur alors qu’ils se sont désinscrits de sa liste de diffusion, ces messages seront automatiquement placés dans les « Spams ».
  • En cas de désinscription fréquente du destinataire à votre newsletter (car la désinscription n’a pas réussi ou car vous l’ajoutez à nouveau à chaque fois), votre newsletter est repérée et fichée comme spam potentiel.

Il peut arriver que votre newsletter se retrouve dans les spams, même si elle est légitime et que votre liste est « saine ». Pour savoir si c’est votre cas, consultez les statistiques de votre service de newsletter. Les services comme mailchimp vous donnent des statistiques détaillées sur vos campagnes et indiquent où se situe le problème. Pour éviter de tomber dans la boite de courrier indésirable, voici encore quelques conseils :

  • Vérifiez que vos liens sont valides et éviter de les raccourcir.
  • Personnalisez le champ « À », en ajoutant le prénom et nom des destinataires (en utilisant les merge tags par exemple).
  • En expéditeur, mentionnez une adresse professionnelle plutôt qu’une adresse de service gratuit (type gmail).
  • N’écrivez pas en majuscules l’objet de votre newsletter.
  • Utilisez la même adresse dans l’en-tête « De » de chaque message que vous envoyez.
  • Invitez les destinataires à vous ajouter dans leurs contacts.
  • L’objet de chaque message doit avoir un rapport avec le contenu du corps du message et ne doit pas être trompeur.

D’autres conseils plus techniques pour l’expédition de messages en masse sont donnés par Gmail ou sur les filtres à spam par Mailchimp (en anglais). Ces conseils peuvent s’appliquer pour toutes vos newsletters.

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La newsletter spam du point de vue du destinataire

Quelqu’un qui reçoit votre newsletter sans s’y être expressément abonné risque de ne pas apprécier. Dans les meilleurs des cas, la personne va ouvrir l’email, l’ignorer, se désinscrire ou l’effacer. Mais, comme on l’a vu plus haut, les messageries et la loi donnent des outils pour lutter contre le spam. Le destinataire peut donc aller plus loin :

En plus de risquer pour votre délivrabilité et pour vos finances, votre image peut en prendre un coup. La newsletter est de plus en plus utilisée, pas seulement par les grandes entreprises, mais aussi par les PME, TPE et les indépendants. De plus, la quantité d’emails échangés augmente. Les gens ne veulent donc pas être envahis de newsletters qu’ils n’ont pas voulues. Ils sont aussi conscients de leurs droits et des pratiques à respecter. Une entreprise qui ne respecte pas les règles en matière de newsletter et qui importune les gens, se crée une mauvaise image.

En plus du risque de réputation, les listes de diffusion qui contiennent des adresses emails sans permission ont un taux de désinscription plus élevé. Et ces newsletters sont plus souvent signalées comme abusives. Ces éléments sont néfastes pour la déliverabilité de la newsletter et peuvent à terme, vous faire passer automatiquement dans les spams.

Est-il nécessaire de préciser que l’achat d’adresses email est aussi une mauvaise idée… ?

Soyez donc vigilants, et n’envoyez jamais des newsletters à des personnes qui ne s’y sont pas inscrites de leur plein gré.

Newsletter et listes de contacts

Newsletter spam, listesLa tentation est grande d’exporter vos contacts LinkedIn pour enrichir votre liste newsletter, surtout qu’il est facile de les extraire. Mais ce n’est pas parce que LinkedIn vous permet d’exporter votre liste de contacts LinkedIn, que vous pouvez le faire pour enrichir votre liste de diffusion. Il en est de même pour votre carnet d’adresses et pour les cartes de visite que vous recevez.

Vous avez peut-être déjà vécu cela : vous recevez une newsletter à laquelle vous ne vous êtes pas inscrit. Il se trouve que c’est l’entreprise dont vous avez récemment rencontré la patronne et à qui vous avez donné votre carte de visite. Visiblement, votre adresse email a été ajoutée à la liste sans votre permission. Vous vous retrouvez dans une situation délicate, car vous n’osez pas vous désinscrire (de peur que ça se sache et qu’on le prenne mal), mais vous n’avez aucune envie de recevoir régulièrement cette newsletter (pour de multiples raisons, l’une peut être que vous recevez déjà trop de newsletter).

Le risque pour votre image est plus important quand vous ajoutez des gens plus ou moins proches, car ils vous connaissent et vous font peut-être confiance, et l’ajout à la liste de diffusion peut donner l’impression d’avoir été faussé, trahi.

Une liste de diffusion faite dans les règles vous apportera bien plus de succès et vous évitera des problèmes.

Les bases d’une newsletter sans spam

  • Objet de votre newsletter : travaillez l’objet de votre newsletter. C’est ce qui va déterminer l’ouverture de l’email.
  • Option « se désinscrire » : ajouter cette option dans chacune de vos newsletters. N’oubliez pas de traduire même les pieds de page, par exemple si vous créez vos newsletters avec mailchimp.
  • N’utilisez pas votre liste de contacts LinkedIn : ni aucune autre liste de contacts. Il faut que les gens vous aient donné leur accord pour les ajouter à votre liste de diffusion.
  • Double opt-in : intégrez le double opt-in pour l’inscription à votre newsletter, ainsi vous êtes sûrs que les abonnés veulent vraiment s’abonner à votre liste.
  • Pas d’abonnement par défaut : n’activez pas par défaut une case à cocher sur un formulaire Web ou dans un logiciel.
  • Regardez les newsletters spam qui vont automatiquement dans vos spams, et surtout n’utilisez pas les mêmes genres de titres.
  • Ne pas ajouter les adresses email de vos contacts, même proches.
  • La qualité plutôt que la quantité : envoyer une newsletter tous les jours, c’est trop, sauf si vous avez un contenu vraiment exclusif chaque jour et que votre taux d’ouverture et de clics reste élevé ! Définissez la fréquence d’envoi, selon les contenus que vous avez à partager.
  • Un contenu de qualité : encore et toujours le contenu de qualité !

Pour conclure, souvenez-vous que la création d’une liste de diffusion prend du temps, et que la qualité prime sur la quantité.

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